Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 08:31

After.life
http://img406.imageshack.us/img406/8479/afterlife.jpgDe Agnieszka Vosloo



Synopsis : Une jeune femme maintenue entre la vie et la mort tente désespérément de ne pas être enterrée vivante, son seul espoir repose dans les mains d'Eliot, le directeur de la cérémonie.

Critique :

S'il y a bien une qualité que l'on doit accorder à ce film c'est son originalité. La réalisatrice parvient à maintenir le suspense jusqu'à la fin du film. Tout le long du long-métrage, le spectateur oscille entre deux opinions : le jeune femme est bel et bien morte et elle n'est pas morte. Le problème c'est que malgré la résolution apportée par le film, l'on peine à croire ce que l'on a vu tant les indices sont confus. Alors que la première partie du film tente de nous faire croire que la jeune femme est morte, la seconde sème le doute. Le problème c'est que le spectateur se pose des questions d'ordre pratique du genre : si elle n'est pas morte, comment ne peut-elle pas ressentir pendant plusieurs jours l'envie de ne pas manger, ni boire, ni aller aux toilettes ? La croyance peut-elle empêcher de ressentir des besoins parfaitement naturels ? Pourtant, l'on note qu'un grand soin a été accordé à la mise en scène afin de nous faire croire que la jeune femme est décédée. Ce travail nous permet de dire que pour un premier film, c'est assez prometteur.

http://img696.imageshack.us/img696/526/afterlife1.jpgCependant, le scénario ne semble pas vraiment se préoccuper des motivations d'Eliot,le croque-mort. Plusieurs zones de flou entourent son personnage.
Au final, le résultat est assez confus mais tout de même prometteur. A suivre ...

Par Erin - Publié dans : Films à 2 étoiles
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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 22:21

Palmarès

Crédits : AFP

  • Palme d'or : Amour de Michael Haneke

Crédits : AFP

  • Grand prix du jury : Reality de Matteo Garrone

Crédits : AFP

  • Prix d'interprétation féminin : Cosmina Stratan et Cristina Flutur dans Au-delà des collines 

Crédits : AFP

  • Prix d'interprétation masculin : Mads Mikkelsen pour La chasse de Thomas Vinterberg 

Crédits : AFP

  • Prix de la mise en scène:Carlos Reygadas pour Post Tenebras Lux  
  • Prix du jury:La part des anges, de Ken Loach 

Crédits : AFP 

 

  • Prix du scénario:Au-delà des collines, de Cristian Mungiu 

 

  • Caméra d'Or:Les bêtes du sud sauvage, de Benh Zeitlin  

Crédits : AFP

  • Prix du court métrage:Silence, de L. Rezan Yesilbas 

  Film de clôture : Thérèse Desqueyroux de Claude Miller

Par Erin - Publié dans : Evénements cinématographiques
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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 09:42

  The Hole

thehole2.jpg

De Nick Hamm


 

Synopsis : Quatre étudiants d'une prestigieuse université britannique manquent à l'appel depuis 18 jours. Personne ne croit plus les revoir. Mais voilà que réapparaît Liz, une des disparus, couverte de sang et traumatisée par ce qui vient de lui arriver.

Aidée par Philippa, une psychologue de la police, Liz tente de rassembler ses souvenirs : elle aurait décidé avec trois autres de ses camarades de se cacher dans un ancien bunker désaffecté pour échapper à un voyage scolaire et y faire la fête. Ils devaient y passer deux jours, mais y sont restés coincés pendant plus de deux semaines. Là, ses amis auraient trouvé la mort dans d'effroyables circonstances. Rapidement, Philippa découvre que la jeune fille mélange réalité et fiction. Où se cache la vérité ? Comment Liz en est-elle sortie vivante ? Tandis que l'on extirpe des cadavres du bunker, le puzzle du cauchemar se reconstitue peu à peu.

 

Critique :

 

The Hole oscille entre le film d'horreur et le teen movie. L'idée de base est plutôt intéressante. Ce que le film réussit de mieux c'est sans doute d'entretenir un certain suspense en alternant la réalité et la fiction. Cela permet de semer le doute chez le spectateur qui ne sait plus à quelles images se vouer. De plus, la caméra nous montre deux histoires successives différentes mais racontées par le même personnage Liz, seule survivante de ces journées passées sous terre. C'est là que réside le twist même du film. Liz n'est pas la gentille petite étudiante éperdue d'amour pour le beau-gosse de la fac qui ne la voit même pas. Liz souffre de graves troubles psychologiques et a monté un plan diabolique pour pouvoir passer du temps avec Mike, celui qu'elle veut par tous les moyens. Le spectateur est surpris de découvrir la véritable nature de Liz puisque les premières minutes du film poussaient à croire que la jeune fille était une innocente victime abusée sexuellement et traumatisée. Mais il n'en est rien. Le rôle de Marty, l'ami de Liz est important puisque son personnage, d'abord perçu comme un meurtrier fou potentiel, contraste fortement avec l'histoire de Liz. Marty et Liz sont-ils complices ? Marty a-t-il voulu tuer ses quatre amis ? Liz est-elle la seule responsable ? Toutes les hypothèses seront envisagées jusqu'au dénouement final. Au final, on se laisse prendre et l'on s'amuse à démêler le vrai du faux pour reconstruire le puzzle et savoir ce qu'il s'est vraiment passé.

thehole1.jpgUne fois que la vérité est révélée à la psychologue, l'on a quand même du mal à comprendre ce qui a pu pousser quatre jeunes personnes à s'enfermer dans un bunker ! L'excuse du voyage scolaire soi-disant ennuyeux à mourir n'est pas très convaincante. Ce qui pousse Liz à laisser mourir sa meilleure amie et à exposer, y compris elle-même, ses amis à la mort, n'est pas très convaincante non plus. Comment croire que toute cette histoire découle simplement du fait que Liz voulait seulement obtenir le garçon qu'elle désirait ?

Par Erin - Publié dans : Films à 2 étoiles
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 23:48

 

26 Mai 2012

Compétition officielle :

  • Mud de Jeff Nichols

Crédits : AFP via le site officiel du Festival de Cannes

 

"Le résultat, s’il est souvent brillant, tourne parfois tellement à la redite qu’il en devient un brin pompeux et gratuit. Reste qu’Im Sang-soo est aujourd’hui un des seuls à oser mettre en lumière les contradictions sociales et économiques qui ruinent la société sud-coréenne, et que sa démonstration ne manque pas de charme. [...] L’ivresse de l’argent est un film d’une beauté plastique assez stupéfiante, clairement bling bling mais qui colle à son sujet comme rarement. [...] Par son verbe brillant et sa construction habile, ne dévoilant tous les enjeux de cette illusion qu’au fur et à mesure du film, par ses acteurs qui font de l’outrance un mode de vie tout à fait probable, par sa beauté formelle qui change les hommes en statues de bronze et les femmes en objets de désirs désincarnés, dans des décors glacés de magazines, L’ivresse de l’argent séduit mais marque une certaine stagnation chez Im Sang-soo qui peine à se renouveler depuis The President’s Last Bang." De Nicolas Gilli pour http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-livresse-de-largent-2012/

"Mais de notre côté, on y a vu surtout une certaine hypocrisie, Im Sang-soo se servant de sa « critique » pour livrer un spectacle clinquant – au production design plutôt réussi –, visuellement bling jusqu’à l’excès – on ne peut au moins pas lui reprocher de ne pas savoir filmer –, et foncièrement putassier dans sa manière de livrer en pâture à son public des scènes de sexe inutiles et peu excitantes. Bref, voilà deux heures qui nous ont semblé être une éternité. " D'Aurélien Allin pour http://www.cinemateaser.com/2012/05/43326-cannes-2012-the-taste-of-money

"Il n'en reste pas moins que L'ivresse de l'argent fonctionne à double tranchant. Sa principale qualité peut aussi se retourner contre lui. En effet, sa capacité à surprendre, à se dévoiler au fur et à mesure, à multiplier non pas les fausses pistes mais les différentes approches de ce qui, en fin de compte, est une parabole sur l'arrivisme, fait qu'on ne s'ennuie jamais au cours des deux heures du film (on a même la nette impression qu'il manque certaines séquences qui auraient assoupli le déroulement et la compréhension du récit). Le danger est que le spectateur se perde en route et n'accepte pas les ruptures de ton." De Romain Le Vern pour http://www.excessif.com/cinema/critique-l-ivresse-de-l-argent-7316769-760.html

"L’Ivresse de l’argent est un étrange film qui nous impressionne sans nous convaincre, qui s’impose sans émouvoir. Le film n’échappe jamais à son programme prédéterminé, alors qu’on aurait pu espérer un grain de folie similaire à celui qui va désintégrer progressivement cette famille. Une seule véritable exception, la scène de mort dans la baignoire qui atteint une profondeur surréaliste qu’on aurait souhaitée étendre à l’ensemble du film." De David Speranski pour http://www.clapmag.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2872:livresse-de-largent-critique-cannes-2012&catid=52:cannes-2012&Itemid=75

"Sobre et précieuse, ahurissante de beauté, la réalisation dit tout de l’arrogance inné du fils cadet, du pouvoir de manipulation de la mère et du poids sombre de l’aïeul. Pour autant, cela ne lui enlève pas des moments d’humour. Avec beaucoup de subtilité, il ponctue son récit d’un comique vache qui révèle le pire des uns et des autres et pousse le récit dans des directions inattendues. Malgré une fin un peu trop longue, un très beau film." De Étienne Sorin, N.T. Binh et Adrien Sene pour http://www.evene.fr/cinema/actualite/l-ivresse-de-l-argent-mud-ici-et-la-bas-les-critiques-989602.php

  • L'ivresse de l'argent de Im Sang Soo

Crédits : AFP via le facebook du Festival de Cannes

 

 

 "A l'arrivée, les expériences sont toujours positives parce qu'elles grandissent les personnages: ils ne sont jamais les mêmes au début et à la fin. Mud est donc la confirmation que Nichols donne la possibilité d'y croire avec une absence totale de cynisme : l'innocuité apparente est sans cesse démentie par de nécessaires touches de cruauté. Moralité : c'est toujours en se confrontant à plus mauvais que soi qu'on finit par devenir meilleur." De Romain Le Vern pour http://www.excessif.com/cinema/critique-mud-7317096-760.html

"Mais la force tranquille de la mise en scène de Nichols, qui ne verse jamais dans la facilité de la "jolie" carte postale, et la qualité de sa direction d'acteurs force l'admiration. On a peine à croire que le Matthew McConaughey qui tient ici le rôle du fugitif soit le même que celui qu'on a vu tellement à la peine dans Paperboy. Jamais depuis Lone star, il n'avait été aussi crédible à l'écran. Jamais aussi, depuis des lustres, Reese Witherspoon n'avait habité un personnage -à la fois secondaire et moteur- avec autant d'intensité brisée. " De Thierry Chèze pour http://www.lexpress.fr/culture/cinema/mud_1119111.html

"En aucun cas, la dimension discrètement épique du cinéma de Nichols n’empêche MUD d’être d’une grande sophistication, d’une émouvante délicatesse dans ce qu’il dit des rapports humains, de la confiance bafouée et de la violence de la passion. Jeff Nichols s’impose, après SHOTGUN STORIES et TAKE SHELTER, comme l’un des meilleurs conteurs d’histoire, conjuguant ici des émotions bouleversantes au mythe – plus ludique mais non moins envoûtant – du hobbo." D'Emmanuelle Spadacenta pour http://www.cinemateaser.com/2012/05/43283-cannes-2012-mud

"Si Mud n’atteint as la force émotionnelle du précédent film de Jeff Nichols, il se révèle néanmoins assez riche et touchant pour nous emporter. Avec une justesse et une sincérité rares, nous tenons peut-être pas la palme du festival de Cannes, mais certainement l’un de ses plus beaux coups de cœur." De FredP pour http://myscreens.fr/2012/cinema/mud-critique/

"Jeff Nichols a écrit un scénario plein de bonheur, un scénario qu'on a envie d'aimer et qu'il est facile d'aimer tant les bonnes actions sont récompensées. Ces enfants se lient à Mud parce qu'il incarne pour eux le père idéal, un aventurier qui porte un flingue et vit dans un bateau échoué au beau milieu des branches d'un arbre. Il est le copain d'escapade. Il est celui qui se met à leur niveau, qui leur confie des missions et leur fait confiance. Il leur permet d'échapper au quotidien et éclaire leur nouvelle réalité d'une dose d'inédit." De Cyrille Falisse pour http://lepasseurcritique.blogspot.fr/2012/05/cannes-2012-mud.html

Séances spéciales et films hors compétition

  • Maniac de Franck Khalfoun

Crédits : AFP via le site officiel du Festival de Cannes

 

 "A défaut de générer de vraies ambivalences, le scénario essaye d'humaniser le tueur avec de vieux ressorts, comme lui trouver des circonstances atténuantes en l'assimilant presque à un artiste (tel un fétichiste, il vit entouré de mannequins, leur «crée» un visage et donc une vie). Enfin, on ferme les yeux sur le traumatisme Œdipien honteusement éculé (on est en 2012). Bien que formidablement mis en musique par Rob, ce cauchemar paranoïaque est exécuté sans éclair de génie." De Romain Le Vern pour http://romainlevernexcessif.over-blog.com/article-maniac-de-franck-khalfoun-le-remake-etait-presque-rate-105890965.html

 

La Quinzaine des réalisateurs

  • Camille redouble de Noémie Lvovsky

"Insoluble dilemme, qui la happe irrésistiblement dans les bras de l'être aimé et vers un dénouement moral implacable : chérir la vie, c'est accepter la nature périssable de toute chose. Célébration de l'amour sous toutes ses formes (filial, maternel, amoureux, amical...), Camille redouble est un très beau film sur la perte. Terriblement drôle, terriblement émouvant." d'Isabelle Regnier pour http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2012/05/26/camille-redouble-noemie-lvovsky-retour-a-la-classe-depart_1707808_766360.html

"Jamais auparavant Lvovsky ne semblait avoir mis autant d’elle-même dans un film, dont elle interprète aussi le premier rôle. [...] Des moments intenses qui glacent soudain le sang du spectateur, médusé, bouleversé, pris comme en sandwich entre le rire et les larmes. Un des plus beaux films du festival." De Jean-Baptiste Morain pour http://cannes2012.lesinrocks.com/2012/05/26/camille-redouble-de-noemie-lvovsky-un-des-plus-beaux-films-du-festival/

 

 

Par Erin - Publié dans : Evénements cinématographiques
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 23:46

25 Mai 2012

Compétition officielle :

  • Cosmopolis de David Cronenberg

Crédits : AFP via le site officiel du Festival de Cannes


 "COSMOPOLIS propose donc une démonstration assez brillante, redoutablement construite, mais cinématographiquement raide et peu partageuse. Si bien qu’il est parfois difficile d’avoir la moindre prise sur le film, et que l’on y reste désespérément extérieur. Peut-être que, tout simplement, l’avoir présenté en toute fin de festival, après un flot d’images et d’informations, était un choix aussi malin pour asséner son propos que peu pertinent pour nous permettre d’en jouir pleinement. " D'Aurélien Allin pour http://www.cinemateaser.com/2012/05/43186-cannes-2012-cosmopolis

"Heureusement, la mise en scène est un modèle de simplicité et d'invention (des mouvements de caméra imperceptibles avancent vers le spectateur pour le rendre claustrophobe). Elle traduit sans effets tarabiscotés une vérité vertigineuse. Incidemment, Cosmopolis traite beaucoup du langage, un des thèmes fétiches de Cronenberg, de la manière dont les informations parviennent et de la capacité à établir des relations : entre le cérébral et le sensuel, l'individuel et le social, l'instinctif et l'affectif. " De Romain Le Vern pour http://www.excessif.com/cinema/critique-cosmopolis-7315272-760.html

"Mais c’est finalement très vite la déception car malgré une mise en scène des plus soignées, digne de ce qu’il a pu faire de meilleur par le passé, et une atmosphère assez prenante, le film est noyé sous les dialogues interminables, sans relief ni saveur de ses personnages.[...] On attendait un film percutant et fascinant… mais ce Cosmopolis est finalement bien en deçà du huis-clos psychologique malsain et chaotique qu’aurait pu nous offrir David Cronenberg. Malgré ses bases prometteuse, il se révèle vide, bavard et mal joué, laissant ainsi de côté la réflexion pour une joute verbale sans grand intérêt."  De FredP pour http://myscreens.fr/2012/cinema/cosmopolis-critique/

"Cosmopolis dépasse en effet largement le cadre du film à thèse. Ride halluciné à travers un enfer urbain et pourtant quasi surnaturel, peuplé de fous et de violence, c’est l’occasion pour le réalisateur canadien d’un enthousiasmant retour à ses films chocs des années 90. Visuellement fascinant (l’avancée au ralenti donne parfois l'impression que la voiture « coule » vers l’enfer), le film détonne avec ses réalisations moins strictement personnelles de ces dernières années." De Gregory Coutaut pour http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Cosmopolis-4081.html

"Complexe dans sa forme et dans ses réflexions, Cosmopolis est sans doute le film le plus abouti de son auteur depuis Crash [...] Cosmopolis est un film générationnel construit autour d’un récit visionnaire et qui aboutit sur un résultat étouffant, malsain et clairement perturbant malgré les apparences. Avec une économie d’effets faciles et en s’appuyant sur l’écriture de Don DeLillo qui prend enfin toute son ampleur quand elle est mise en images, David Cronenberg tisse un canevas jouant sur la confusion du spectateur et la profusion d’informations pour le malmener et lui faire vivre une expérience. [...] Cosmopolis est un film d’une richesse incroyable et un exercice extrêmement solide." De Nicolas Gilli pour http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-cosmopolis-2012/

"Le nouveau David Cronenberg n'est ni un aboutissement virtuose, ni une subversion carnassière. Il s'agit du film glacial d'un auteur dont la chair a viré au diaphane, à force d'épiphanies hémorragiques, et dont la mise en scène à la fois morte et vivante parvient à ne faire qu'un avec sa matrice, pour aboutir à une œuvre dont les atours déceptifs ne sont qu'un leurre." De Simon Riaux pour http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-24482-157291.php

 

 

  • Dans la brume de Sergei Loznitsa

Crédits : AFP via le site officiel du Festival de Cannes

 

 

 "Étrangement, il est question pour le réalisateur de tester notre attention, mais de la récompenser toujours par de grands moments de cinéma, d’une subtilité psychologique précieuse. Si esthétiquement, DANS LA BRUME confine au sublime, sa fin toute aussi magnifique, nous hante longtemps après que les lumières se sont rallumées. On n’est pas loin du chef d’oeuvre." D'Emmanuelle Spadacenta pour http://www.cinemateaser.com/2012/05/43176-cannes-2012-dans-la-brume

"Dans la brume dure 2h10, quand 1h30 aurait largement suffit. Sergeï Loznitsa, auteur du très âpre et prenant My joy -présenté en compétition à Cannes en 2010-, se vautre dans une complaisance infinie, rallongeant les plans et les silences à l'envi. Déjà que le ton dostoïevskien plombe l'ambiance, la lenteur du traitement assomme un peu plus le spectateur, plongé dans une léthargie quand il devrait être au contraire oppressé. Bien décidé à stimuler nos neurones, Loznitsa obtient le résultat contraire et, de cinéaste ambitieux, passe pour un sinistre prétentieux." De Christophe Carrière pour http://www.lexpress.fr/culture/cinema/dans-la-brume_1118936.html

«Cas de conscience dans les forêts soviétiques.» D'Éric Neuhoff, Le Figaro

«Réflexion austère et âpre sur la trahison.» De Laurence Haloche, Le Figaro Magazine

«Intéressant mais pavé d'ennui.» De Sophie Grassin, Madame Figaro

«Superbe. Un prix de la mise en scène.» De François Aubel, Evene.fr

"Malgré une très belle photographie, et dans le contexte d'une fin de Festival cannois, batterie à plat, il est impossible de rester alerte face à ce récit d'une lenteur jamais vue. Chaque déplacement des personnages dure, s'allonge, tout est comme figé, et on a envie de secouer tout ça. Au bout d'une heure d'un film qui en dure deux, il est bien difficile de retirer quoi que ce soit de cette réalisation." D'Emilie Bablée pour http://www.cinemovies.fr/fiche_critique.php?IDfilm=24191

"A travers un personnage foncièrement bon, qui va peu à peu prendre conscience de son destin programmé, Sergeï Loznitsa tisse une aventure humaine dont la beauté picturale est directement héritée du cinéma de Tarkovski. La construction méticuleuse des plans séquences interminables, la reconstitution historique digne d’un blockbuster et le récit aux flashbacks répondant à une logique narrative rigoureuse finissent d’asseoir Dans la brume comme une étape majeure chez Loznitsa et un regard aussi lucide que terrifiant sur la transformation d’un pays par la guerre." De Nicolas Gilli pour http://www.excessif.com/cinema/critique-dans-la-brume-7315115-760.html

Séances spéciales et films hors compétition

  • Le serment de Tobrouk de Bernard-Henri Levy

"Que les choses soient bien claires : Le Serment de Tobrouk ne traite aucunement des évènements historiques qui ont ensanglanté la Libye ces derniers mois. [...] Car ce qui intéresse ici la caméra, c'est BHL. [...] Après coup, la seule véritable raison d'en vouloir au film et à ses auteurs n'est pas son affolante médiocrité, mais bien l'image odieuse, voire obscène, qu'il donne de la figure de l'intellectuel." De Simon Riaux pour http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-30617-157481.php

  • Hemingway & Gellhorn de Philip Kaufman

Crédits : FIF/CD

 

  La Quinzaine des réalisateurs

  • The king of pigs de Yeun Sang-ho

"Ainsi nécessaire dans sa fonction, le film est plus inégal dans sa nature, puisque l’animation manque parfois de fluidité, par comparaison avec la technologie déployée actuellement par les animes japonais. Le recours soudain à l’animation numérique apporte finalement assez peu au caractère visuel du film, qui, assez figé, ne parvient pas à donner à ce scénario réussi un écrin suscitant l’envie." De Thomas Chouanière pour http://www.grand-ecart.fr/cinema/king-of-pigs-sang-ho-yeun/

  • Dangerous liaisons de Hur Jin-ho

Un certain regard

 

  • Gimme the loot d'Adam Leon

"Magnifiquement écrit, le film ne révolutionne pas le genre puisqu’il s’appuie sur une mise en scène assez spectatrice (les personnages sont souvent filmés de loin alors que leurs échanges auraient pu rythmer les plans). Les deux acteurs parviennent toutefois, par leur spontanéité notamment, à rendre cette petite fable au constat cruel extrêmement agréable à regarder. Le scénario d’Adam Leon n’est pas dénué de cynisme et il accompagne le propos avec une dextérité singulière." De Cyrille Falisse pour http://lepasseurcritique.blogspot.fr/2012/05/gimme-loot.html

"Jamais ces défauts, dus à l’inexpérience et aux manques criants de moyens n’entament vraiment l’entrain de l’histoire. Avec son pitch très original, sa grande liberté de ton et son ambiance romantico-marginale, GIMME THE LOOT porte un regard plein de tendresse sur les rêves naïfs de l’adolescence et cette caractéristique qui lui est propre de ne voir chez l’autre la différence que lorsqu’elle est y confrontée violemment." D'Emmanuelle Spadacenta pour http://www.cinemateaser.com/2012/05/43483-cannes-2012-gimme-the-loot

 

  • 25 Novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin de Koji Wakamatsu

"Il manque des pans entiers de son histoire personnelle, de sa carrière littéraire, ses rapports ambivalents avec les hommes ou les conséquences du prix Nobel sont sagement ignorées. Une performance quand on sait que le film s'étale sur deux bonnes heures. En l'état on ne saurait trop vous recommander de passer votre chemin et d'en rester à l'œuvre de l'écrivain." De Simon Riaux pour http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-29867-157511.php

"Qu'est-ce qui cloche dans 25 novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin ? Sa simplicité, peut-être. Le titre annonce la couleur et en détails. Wakamatsu n'a rien à renverser et avance, très lentement, empaillant Mishima qui passe son temps à déclamer fastidieusement comme un robot. Plus aucune trace de son art de la métaphore, celui qui troublait des films aussi singuliers que Piscine sans eau. 25 novembre 1970 est clair, trop clair, à l'image de sa mise en scène transparente et ternissime. Curieux paradoxe de voir un cinéaste révolté rencontrer un sujet de révolte avec aussi peu de flamme." De Nicolas Bardot pour http://blog-cannes.filmdeculte.com/2012/05/25-novembre-1970-le-jour-ou-mishima.html

 

  • Renoir de Gilles Bourdos
Par Erin - Publié dans : Evénements cinématographiques
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