Vendredi 25 mai 2012
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25 Mai 2012
Compétition officielle :
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Cosmopolis de David Cronenberg
Crédits : AFP via le site officiel du Festival de Cannes
"COSMOPOLIS propose donc une démonstration assez brillante, redoutablement construite, mais cinématographiquement raide et peu partageuse. Si bien qu’il est parfois difficile d’avoir la
moindre prise sur le film, et que l’on y reste désespérément extérieur. Peut-être que, tout simplement, l’avoir présenté en toute fin de festival, après un flot d’images et d’informations, était
un choix aussi malin pour asséner son propos que peu pertinent pour nous permettre d’en jouir pleinement. " D'Aurélien Allin pour http://www.cinemateaser.com/2012/05/43186-cannes-2012-cosmopolis
"Heureusement, la mise en scène est un modèle de simplicité et d'invention (des mouvements de caméra imperceptibles avancent vers le spectateur pour le rendre
claustrophobe). Elle traduit sans effets tarabiscotés une vérité vertigineuse. Incidemment, Cosmopolis traite beaucoup du langage, un des thèmes fétiches de Cronenberg, de la manière dont les
informations parviennent et de la capacité à établir des relations : entre le cérébral et le sensuel, l'individuel et le social, l'instinctif et l'affectif. " De Romain Le Vern pour http://www.excessif.com/cinema/critique-cosmopolis-7315272-760.html
"Mais c’est finalement très vite la déception car malgré une mise en scène des plus
soignées, digne de ce qu’il a pu faire de meilleur par le passé, et une atmosphère assez prenante, le film est noyé sous les dialogues interminables, sans relief ni saveur de ses
personnages.[...] On attendait un film percutant et fascinant… mais ce Cosmopolis est finalement bien en deçà du huis-clos psychologique malsain et chaotique qu’aurait pu nous offrir David
Cronenberg. Malgré ses bases prometteuse, il se révèle vide, bavard et mal joué, laissant ainsi de côté la réflexion pour une joute verbale sans grand intérêt."
De FredP pour http://myscreens.fr/2012/cinema/cosmopolis-critique/
"Cosmopolis dépasse en effet largement le cadre du film à thèse. Ride halluciné à travers un enfer urbain et pourtant quasi surnaturel, peuplé de fous et de violence,
c’est l’occasion pour le réalisateur canadien d’un enthousiasmant retour à ses films chocs des années 90. Visuellement fascinant (l’avancée au ralenti donne parfois l'impression que la voiture «
coule » vers l’enfer), le film détonne avec ses réalisations moins strictement personnelles de ces dernières années." De Gregory Coutaut pour
http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Cosmopolis-4081.html
"Complexe dans sa forme et dans ses réflexions, Cosmopolis est sans doute le film le plus abouti de son auteur depuis Crash [...] Cosmopolis est un film générationnel
construit autour d’un récit visionnaire et qui aboutit sur un résultat étouffant, malsain et clairement perturbant malgré les apparences. Avec une économie d’effets faciles et en s’appuyant sur
l’écriture de Don DeLillo qui prend enfin toute son ampleur quand elle est mise en images, David Cronenberg tisse un canevas jouant sur la confusion du spectateur et la profusion d’informations
pour le malmener et lui faire vivre une expérience. [...] Cosmopolis est un film d’une richesse incroyable et un exercice extrêmement solide." De
Nicolas Gilli pour http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-cosmopolis-2012/
"Le nouveau David Cronenberg n'est ni un aboutissement virtuose, ni une subversion
carnassière. Il s'agit du film glacial d'un auteur dont la chair a viré au diaphane, à force d'épiphanies hémorragiques, et dont la mise en scène à la fois morte et vivante parvient à ne faire
qu'un avec sa matrice, pour aboutir à une œuvre dont les atours déceptifs ne sont qu'un leurre." De Simon Riaux pour http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-24482-157291.php
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Dans la brume de Sergei Loznitsa
Crédits : AFP via le site officiel du Festival de Cannes
"Étrangement, il est question pour le réalisateur de tester notre attention, mais de la récompenser toujours par de grands moments de cinéma, d’une subtilité psychologique précieuse. Si
esthétiquement, DANS LA BRUME confine au sublime, sa fin toute aussi magnifique, nous hante longtemps après que les lumières se sont rallumées. On n’est pas loin du chef d’oeuvre."
D'Emmanuelle Spadacenta pour http://www.cinemateaser.com/2012/05/43176-cannes-2012-dans-la-brume
"Dans la brume dure 2h10, quand 1h30 aurait largement suffit. Sergeï Loznitsa, auteur du très âpre et prenant My joy -présenté en compétition à Cannes en 2010-, se vautre dans une
complaisance infinie, rallongeant les plans et les silences à l'envi. Déjà que le ton dostoïevskien plombe l'ambiance, la lenteur du traitement assomme un peu plus le spectateur, plongé dans une
léthargie quand il devrait être au contraire oppressé. Bien décidé à stimuler nos neurones, Loznitsa obtient le résultat contraire et, de cinéaste ambitieux, passe pour un sinistre
prétentieux." De Christophe Carrière pour http://www.lexpress.fr/culture/cinema/dans-la-brume_1118936.html
«Cas de conscience dans les forêts soviétiques.» D'Éric Neuhoff, Le Figaro
«Réflexion austère et âpre sur la trahison.» De Laurence Haloche, Le Figaro Magazine
«Intéressant mais pavé d'ennui.» De Sophie Grassin, Madame Figaro
«Superbe. Un prix de la mise en scène.» De François Aubel, Evene.fr
"Malgré une très belle photographie, et dans le contexte d'une fin de Festival cannois, batterie à plat, il est impossible de rester alerte face à ce récit d'une lenteur jamais vue. Chaque
déplacement des personnages dure, s'allonge, tout est comme figé, et on a envie de secouer tout ça. Au bout d'une heure d'un film qui en dure deux, il est bien difficile de retirer quoi que ce
soit de cette réalisation." D'Emilie Bablée pour http://www.cinemovies.fr/fiche_critique.php?IDfilm=24191
"A travers un personnage foncièrement bon, qui va peu à peu prendre conscience de son destin programmé, Sergeï Loznitsa tisse une aventure humaine dont la beauté picturale est directement
héritée du cinéma de Tarkovski. La construction méticuleuse des plans séquences interminables, la reconstitution historique digne d’un blockbuster et le récit aux flashbacks répondant à une
logique narrative rigoureuse finissent d’asseoir Dans la brume comme une étape majeure chez Loznitsa et un regard aussi lucide que terrifiant sur la transformation d’un pays par la guerre."
De Nicolas Gilli pour http://www.excessif.com/cinema/critique-dans-la-brume-7315115-760.html
Séances spéciales et films hors compétition
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Le serment de Tobrouk de Bernard-Henri Levy
"Que les choses soient bien claires : Le Serment de Tobrouk ne traite aucunement des évènements historiques qui ont ensanglanté la Libye ces derniers mois. [...] Car ce qui intéresse ici la
caméra, c'est BHL. [...] Après coup, la seule véritable raison d'en vouloir au film et à ses auteurs n'est pas son affolante médiocrité, mais bien l'image odieuse, voire obscène, qu'il donne de
la figure de l'intellectuel." De Simon Riaux pour http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-30617-157481.php
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Hemingway & Gellhorn de Philip Kaufman
Crédits : FIF/CD
La Quinzaine des réalisateurs
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The king of pigs de Yeun Sang-ho
"Ainsi nécessaire dans sa fonction, le film est plus inégal dans sa nature, puisque l’animation manque parfois de fluidité, par comparaison avec la technologie déployée actuellement par les
animes japonais. Le recours soudain à l’animation numérique apporte finalement assez peu au caractère visuel du film, qui, assez figé, ne parvient pas à donner à ce scénario réussi un écrin
suscitant l’envie." De Thomas Chouanière pour http://www.grand-ecart.fr/cinema/king-of-pigs-sang-ho-yeun/
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Dangerous liaisons de Hur Jin-ho
Un certain regard
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Gimme the loot d'Adam Leon
"Magnifiquement écrit, le film ne révolutionne pas le genre puisqu’il s’appuie sur une mise en scène assez spectatrice (les personnages sont souvent filmés de loin alors que leurs échanges
auraient pu rythmer les plans). Les deux acteurs parviennent toutefois, par leur spontanéité notamment, à rendre cette petite fable au constat cruel extrêmement agréable à regarder. Le scénario
d’Adam Leon n’est pas dénué de cynisme et il accompagne le propos avec une dextérité singulière." De Cyrille Falisse pour http://lepasseurcritique.blogspot.fr/2012/05/gimme-loot.html
"Jamais ces défauts, dus à l’inexpérience et aux manques criants de moyens n’entament vraiment l’entrain de l’histoire. Avec son pitch très original, sa grande liberté de ton et son ambiance
romantico-marginale, GIMME THE LOOT porte un regard plein de tendresse sur les rêves naïfs de l’adolescence et cette caractéristique qui lui est propre de ne voir chez l’autre la différence que
lorsqu’elle est y confrontée violemment." D'Emmanuelle Spadacenta pour http://www.cinemateaser.com/2012/05/43483-cannes-2012-gimme-the-loot
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25 Novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin de Koji Wakamatsu
"Il manque des pans entiers de son histoire personnelle, de sa carrière littéraire, ses rapports ambivalents avec les hommes ou les conséquences du prix Nobel sont sagement ignorées. Une
performance quand on sait que le film s'étale sur deux bonnes heures. En l'état on ne saurait trop vous recommander de passer votre chemin et d'en rester à l'œuvre de l'écrivain."
De Simon Riaux pour http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-29867-157511.php
"Qu'est-ce qui cloche dans 25 novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin ? Sa simplicité, peut-être. Le titre annonce la couleur et en détails. Wakamatsu n'a rien à renverser et
avance, très lentement, empaillant Mishima qui passe son temps à déclamer fastidieusement comme un robot. Plus aucune trace de son art de la métaphore, celui qui troublait des films aussi
singuliers que Piscine sans eau. 25 novembre 1970 est clair, trop clair, à l'image de sa mise en scène transparente et ternissime. Curieux paradoxe de voir un cinéaste révolté rencontrer un sujet
de révolte avec aussi peu de flamme." De Nicolas Bardot pour http://blog-cannes.filmdeculte.com/2012/05/25-novembre-1970-le-jour-ou-mishima.html